miércoles, 26 de junio de 2013

Quelques nouvelles:

La publication des deux « Vie Eudiste » sur les divers groupes d'amis et associés dans les provinces eudistes est un bel ensemble. Ces ouvrages sont le témoignage du rayonnement de la spiritualité eudiste et un lancement vers l'avenir dans la confiance.

Sur les pas de Saint Jean Eudes, c'est le beau programme de la journée du 2 juin dernier proposée par le père Marchand et organisée par Elisabeth Hébert. Le groupe d'amis et associés qui a découvert les divers lieux est revenu enchanté et prêt à poursuivre ce chemin qui n'a pas fini d'être dévoilé.

Du 18 au 20 octobre 2013: rassemblement des familles spirituelles à Lourdes organisé par la CORREF. Il y sera évoqué l'état des lieux des divers groupes de laics, les formations canoniques et le partage d'expériences au travers d'ateliers.

Et pour continuer avec la convivialité:


le 6 octobre 2013, vous êtes invités à la maintenant traditionnelle poule au blanc au restaurant du Lion Verd à Putanges. Le profit sera remis à l'association du patrimoine pour les projets à venir.

Le prix est de 18 euros pour les adultes, 12 euros pour les moins de 12 ans. Les inscriptions sont à envoyer avant le 10 septembre à Mme Mélin rue de l'horloge 61210 RI.


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martes, 25 de junio de 2013

DATES de l'année 2013-2014

Le thème est le rassemblement international des amis et associés à
BOGOTA .


16 et 17 Novembre 2013: journée recollection ou retraite préparée par le groupe
de Brétigny.

19 Janvier 2014 : journée provinciale préparée par le groupe du Val d'Orge

22-23 mars : congrès préparé par le groupe de Versailles

8 au 13 juillet : retraite commune aux AAE et aux Eudistes à la Roche du Theil

13 au 18 juillet : forum avec réflexions sur l'actualité de la spiritualité eudiste ouvert aux AAE et aux Eudistes


13 au 18 août : congrès Miséricorde universel à Bogota en Colombie

18 au 25 août : rassemblement international des AAE à Bogota avec comme réflexions en amont :

   – bilan du rôle actuel des associés et sa redéfinition
   – le vieillissement de la moyenne d'âge des amis et associés,
      comment faire pour se projeter dans l'avenir, où en sont les groupes
      déjà formés, d'autres pourraient-ils éclore à Cosnes, Rennes et
      Orléans ?
   – éventualité de la présence d'un collaborateur qui serait le lien entre
      les AAE, entre les eudistes et les AAE et au sein des relations
      internationales.
   – Extension du rôle de référent

 En conclusion, lors de ce congrès, les AAE de France ont été très heureux de profiter de la présence des séminaristes du temps spécial international avec qui ils ont partagé le recueillement et la bonne humeur en musique.




Synode pour la Nouvelle Evangélisation

Nous étions répartis en plusieurs groupes afin de réfléchir et partager à partir du message final du synode 2012 des évêques écrite lors de la treizième assemblée générale ordinaire. C'est un message à tous les baptisés catholiques.
Tomado de: http://3.bp.blogspot.com/-HGviAIzrHkc/UGJ-bZIcXyI/AAAAAAAADLc/cGdD7nJKf4s/s1600/Sinodo+assemblea.jpg

Les questions proposées nous permettaient de rechercher la présence de la Nouvelle Evangélisation dans notre quotidienneté :

D'abord nous avons réfléchi sur la transmission de la foi dans le milieu familial. On n'a jamais fini de transmettre et on est encore moins sûr d'avoir pleinement réussi. Certaines personnes sont à la périphérie de l'église, il faut d'abord savoir les comprendre puis les guider.

La foi vient de Dieu, nous, on est des passeurs. C'est en tant que témoins que l'on transmet la foi par le dialogue et l'exemple des faits concrets ancrés dans le réel. L'important est d'être conscient de ses propres capacités et les mettre en oeuvre pour répondre utilement aux besoins de notre époque. 

Quant à  l'évangélisation des jeunes, en agissant eux mêmes, ils sont les meilleurs relais de la foi pour les autres. 

Ensuite notre réflexion s'est poursuivie à propos des appels communs pour les AAE et les Eudistes. Quand on pense à la spiritualité eudiste, la notion de mission est très importante, se mettre en marche à la suite du Christ dans nos vies au service des autres et notamment des plus faibles. En tant que baptisés (rappelons nous l'intérêt extrême que revêt le baptême pour Saint Jean Eudes)
nous voulons partager cette richesse d'être fils et fille de Dieu.
Tomado de: http://blogs.21rs.es/trastevere/files/2009/10/Ecumenismo-con-simbolos-300x299.jpg
Les amis et associés des Eudistes, à l'exemple de Saint Jean Eudes qui aida ses contemporains notamment lors de l'épouvantable épidémie de peste, veulent également aider les personnes les plus faibles près d'eux ou plus éloignées. Ils interviennent au sein de leur paroisse dans des situations de précarité morale ou financière parfois extrêmement difficile.



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Le congrès annuel des amis et associés

Du 7 au 9 juin 2013, à Douvres la Délivrande, s'est déroulé le congrès annuel des amis et associés. 

Une trentaine de personnes ont été chaleureusement accueilli par le groupe du Saint Esprit. Sixd'entre elles ont renouvelé leur engagement pour les trois prochaines années : Michèle et Gilles Capou, Françoise Canal, Louis Cordonnier, Elisabeth Durvie et Raymonde Duvivier.




lunes, 24 de junio de 2013

Marie des Vallées


Le samedi 1er juin 2013, à l’initiative du Centre d’études théologiques de Caen, une journée sur Marie des Vallées était organisée au Centre d’accueil diocésain de Coutances. 14 soeurs de Notre Dame de Charité et 2 du Bon Pasteur (Caen et Rennes) y participaient.

L’occasion était fournie par la récente publication de la Vie de Marie des Vallées, écrite par saint Jean Eudes, et reprise à partir du « Manuscrit de Québec », qui n’avait jamais été publié.1
Ce manuscrit avait été emporté au Québec par celui qui devint le premier évêque de Québec, Mgr de Montmorency Laval. Celui-ci, avant de partir au Canada, avait passé 4 années à l’Ermitage de Caen, sous la direction de Jean de Bernières. Il avait certainement connu le Père Eudes, ainsi que Marie des Vallées, puisque Bernières allait régulièrement à Coutances bénéficier des conseils de Marie.

Marie des Vallées ! Une personnalité controversée, pendant sa vie, et aussi après sa mort … Etait-ce une mystificatrice ou une véritable mystique ?

C’est à sa découverte que nous ont fait emmenés plusieurs conférenciers (pas moins de 6 dans la journée…), qui nous ont présenté sa vie, son époque et une approche d’analyse sociologique, le procès qu’elle a dû subir à Rouen, son influence mystique et ses liens avec saint Jean Eudes. Nourriture abondante, pas forcément digeste dans l’immédiat … mais enseignement de grande qualité, qui oblige à réfléchir.

Retenons simplement quelques phrases :

« Pour Marie des Vallées, Jean Eudes a été un tiers attentif et chaleureux, qui a libéré la parole en Marie, et lui a permis de décanter son passé tourmenté. Sa guérison n’est pas venue de l’exorcisme, mais de l’amitié ».
P. Daniel Doré, CJM
« Devant les juges du Parlement de Rouen, en 1614, Marie était prête à tout souffrir pour l’amour de Dieu … Si ce tribunal ne l’a pas condamnée pour sorcellerie, c’est que son innocence a été vraiment reconnue. »
Blandine Hervouët, maître de conférences en histoire du droit - Caen

__________________________________________________
1 La vie admirable de Marie des Vallées … rédigée par Jean Eudes textes présentés et édités par Dominique Tronc et Joseph Racapé, cjm, Sources mystiques, Centre saint-Jean-de-la-Croix, 2013)


 « Marie des Vallées nous montre comment surmonter nos handicaps naturels par le haut ».
Dominique Tronc, spécialiste de la spiritualité du 17ème siècle

« En un temps de ruptures, Marie des Vallées (contemporaine de Descartes !) apparaît comme une « sainte limite », dont toute la vie s’est déroulée sur des frontières incertaines et dangereuses… Elle passe de la possession diabolique à la possession divine… ».
Camille Tarot, professeur honoraire de sociologie - Caen

Après les conférences, sous la conduite de Françoise Laty (directrice du Pays d’art et d’histoire du Coutançais), nous avons ensuite visité les principaux lieux de Coutances fréquentés par Marie des Vallées :


  • La cathédrale, où son corps repose sous une simple dalle depuis 1919.





  • La chapelle du Séminaire fondé par le Père Eudes en 1650 : en 1652, Marie posa la 1ère pierre de la chapelle, dédiée au Coeur de Jésus et Marie ; elle fut aussi la marraine de l’une des cloches, avec Jean de Bernières. C’est dans cette chapelle que, après de nombreuses péripéties, elle fut enterrée fin 1656, et jusqu’en 1919. 

  • La chapelle de La Roquelle, dédiée à la Vierge, où Jean Eudes et Marie se sont souvent rendus pour prier.
Sr M.Françoise Le Brizaut

NB- Un compte-rendu de la journée sera envoyé plus tard. La Province le diffusera à celles qui le souhaiteraient.





miércoles, 19 de junio de 2013

Oración Interprovincial de Venezuela




San Cristóbal, Venezuela 14 de junio del 2013.

Congregación de Jesús y María
Provincia de Venezuela
Comunidad Eudista de Asociados, de San Cristóbal – Venezuela.

Muy querida familia Eudista, Reciban la Bendición que pedimos a nuestro Buen y Fiel Señor para sus vidas, familias y apostolados.

En hora buena nuestra comunidad de Eudistas Asociados de San Cristóbal – Venezuela, nos acercamos para compartir la oración interprovincial de este mes de junio, para lo que le pedimos disponer el corazón y compartir en oración, alegría y meditación la siguiente oración que con gozo hemos preparado.

1era parte
Hacer todos juntos un canto al Espíritu Santo
Oración: (Dirigir cada uno de los momentos, sin prisa, en meditación, dar espacios de silencio y dar tiempo para que cada hermano que lo desee participe en cualquier intención.
Alabanza:        Te Bendecimos, Amado Jesús por la Grandeza de tu amor por nosotros.
                        Te bendecimos, por regalarnos el don de la salud.
                        Te bendecimos, por darnos nuestras familias.
                        Te bendecimos, por habernos llamado a formar parte de esta Congregación.
                        Te bendecimos, por la naturaleza que nos regalas y que embellece nuestros
días.
Te bendecimos, porque con las pruebas que se nos presentan, nuestra fe se hace más firme en ti.
Te bendecimos, por todos los sacerdotes, incorporados y formandos de nuestra Congregación.
Te bendecimos, por los Eudistas asociados, Eudistas misioneros y Eudistas amigos de nuestra Congregación de Jesús y María.
Te bendecimos, por todas tus maravillas en nosotros.
(Breve silencio)
Gracias:          Te damos Gracias. por fijar tu mirada en nosotros
Te damos Gracias, por derramar tu Gracia sobre nuestra Congregación, sobre nuestras vidas.
Te damos Gracias, por tus obras en nuestras vidas, en nuestras familias, en nuestros apostolados.
Te damos Gracias Señor, por llenarnos de tu Amor.
Te damos Gracias, por el don de la enfermedad que algunos de nosotros padecemos.
Te damos Gracias, por permitirnos ser luz.
Te damos Gracias, por todas tus bondades y ternura para con tu pueblo.
(Breve silencio, si alguien desea dar gracias por algo en especial es el momento).
Arrepentimiento: Nos arrepentimos Buen Dios, por nuestra falta de Caridad.
Nos arrepentimos, por no tener la humildad suficiente para dejarte brillar en nuestras vidas.
Nos arrepentimos, por haber callado cuando hemos debido hablar.
Nos arrepentimos, por no orar lo suficiente.
Nos arrepentimos Señor, por nuestras debilidades.
(Breve silencio)
Perdón:          Te pedimos perdón, por las veces que no hemos sido testimonio tuyo Señor.
Te pedimos perdón, por las ocasiones en que hemos hablado con la sabiduría humana y no nos hemos dejado guiar por tu sabiduría que es pura y perfecta.
Te pedimos perdón, por nuestra imperfección en el servicio que nos has encomendado.
(Breve silencio, si alguien desea dar gracias por algo en especial es el momento).

Entrega:         Te entregamos nuestra vida, para que la dirijas con la dulzura y ternura de tu amor.
Te entregamos nuestra mente, para que infundas tu sabiduría en nuestro diario vivir.
Te entregamos nuestro corazón, para que lo inundes con el amor perfecto que brota del amabilísimo corazón tuyo Jesús y de tu Madre, nuestra madre María y aumentes nuestra fe.
Te entregamos las obras que nos has encomendado, para que seas tu Señor el que las nutras, el que las dirijas y las ayudes cada día a salir adelante.
Te entregamos nuestra Congregación, para que sigas tu siendo la roca firme sobre la que está cimentada y se siga renovando con amor, alegría, esfuerzo, hacia nuevos caminos abiertos con audacia, humildad, entrega y amor.
Nos ofrecemos y nos Entregamos a ti, Recíbenos y poséenos plenamente, purifícanos, ilumínanos y santifícanos, para que en nosotros vives y reines ahora y por siempre. Amén.

2da parte
Lectura de las Reglas de la Congregación de Jesús y María “Reglas Latinas”. De la regla de la Santísima Virgen María madre del Redentor, capítulo V, la Sencillez.
“Escuchen, hijos míos y comprendan estas palabras celestiales: ¡Ay! De los de corazón doble, de labios desleales, de manos perversas, del pecador que avanza sobre dos caminos a la vez.
El Señor perderá a todos los hombres de labios tramposos, todos los que hablan con dobles en el corazón: porque detesta la dobles.
El que es sofisticado en sus palabras es odioso, será despojado de todo. El Señor no le ha dado su Gracia: porque está desprovisto de toda sabiduría.
El hombre desleal es detestable y el corazón sin fe, le causa horror al Señor; su bondad es para aquellos que se conducen con sencillez.
El que camina con sencillez, camina con confianza; ése obtendrá la salvación.
El Señor vela por la salvación de los hombres rectos: protege a aquellos que se comportan con sencillez; frecuenta con gusto a los hombres sencillos.
Así, hijos míos, tengan un conocimiento  correcto del Señor; búsquenlo con un corazón sencillo; actuando como para Dios y no para los hombres.
Sean sencillos como las palomas.
Porque, si la mirada de ustedes es sencilla, todo su ser será luminoso; como una lámpara brillante les alumbrará.
Como hijos recién nacidos, rechacen todo lo que es malicia, duplicidad, disimulación, celos y mal querencia.
Actúen siempre sin murmurar ni dudar, para estar fuera de todo reproche; unos hijos de Dios sencillos y sin reproches.
No busquen lo que los sobrepasa, ni estén afanados por lo que se les escapa por ser más fuerte que ustedes; pero dirijan sus pensamientos hacia lo que Dios les pide; no sean curiosos por conocer todas sus obras. No tienen necesidad de conocer lo que esté oculto a sus ojos. No busquen indefinidamente las cosas superfluas.
Sepan que la sabiduría de este mundo es enemiga de Dios; la prudencia de la carne causa la muerte: Dios trastornará la sabiduría de los sabios y reprochará la prudencia de los prudentes.
Procuren, pues, vivir en este mundo, no con la sabiduría de la carne, sino con la sencillez del corazón y en la verdad de Dios”.
(Compartir el mensaje que nos deja la lectura).

3era parte
Hacemos todos una Avemaría, nos tomamos de las manos y oramos con el padre nuestro.

Les compartimos con alegría, una foto donde mostramos parte de la comunidad de Eudistas Asociados de San Cristóbal – Venezuela, junto a nuestro Provincial en su visita a nuestra comunidad el pasado 30 de mayo de 2013.


jueves, 13 de junio de 2013

Fête du départ de Marie-Dominique Desmery 28 mai 2013 au séminaire d’Orléans

Nous avions rendez-vous à 19H pour la célébration des vêpres présidée par Mgr Charles Blaquart évêque d’Orléans en présence des Pères Eudistes venus de Paris et Versailles, Les P. Pierre Yves Pecqueux, Gérard Chantereau, Romain Drouaud, des prêtres de l’équipe du séminaire, les séminaristes au complet et des membres du personnel.

 


Ensuite nous nous sommes dirigés sous la véranda, où nous avons entendu plusieurs témoignages :

Celui de l’évêque, qui a remercié les Soeurs de Notre de Dame de Charité et Marie Dominique pour sa présence attentive et fraternelle depuis 10 ans. Ensuite Pierre-Yves Pecqueux a retracé l’historique de sa venue, avec l’accord des deux conseils pour être une présence attentive près des séminaristes, spécialement lors des week-ends pour ceux qui ne pouvaient partir en congé, Romain Drouaud a parlé au nom Laurent Tournier.

 

Le nouveau supérieur, Olivier Michalet, nous a lu une lettre du P. Luc Crépy.
« Tu as apporté dans ce monde très masculin du séminaire, ta présence féminine, avec toute ton attention aux uns et autres, ta note de maîtresse de maison attentive… mais aussi – de temps en temps – tes remarques vives et pertinentes pour que nos futurs prêtres ne deviennent pas, dès leur jeune âge, de vieux célibataires endurcis pour lesquels il faut tout faire et tout prévoir… Il était bon, comme tu le faisais, de rappeler les exigences de la vie communautaire… l’inscription aux repas, par exemple… c’est un lieu très concret pour vérifier si l’amour du prochain demeure théorique ou concret…
Tu as aussi apporté le témoignage de la vie religieuse… la vie religieuse apostolique, par toute ton expérience de la miséricorde de Dieu. Il est bon que des futurs prêtres connaissent d’un peu plus près ce qu’est une vie donnée au Christ par une femme, dans une congrégation, au service des autres. J’ajouterai que pour la communauté eudiste, c’est aussi une chance d’avoir une de leurs soeurs à leurs côtés… les fils et filles de saint Jean Eudes travaillant ensemble pour la Mission…

travail dans les hôpitaux, en aumônerie étudiante, et la richesse de ta congrégation au service des femmes en difficultés, signe de




Merci pour ta jeunesse d’esprit où tu as su te montrer si proche des jeunes de notre temps, dans leur diversité et dans leurs questions. Ils ont pu trouver en toi une oreille attentive et une écoute parfois bien nécessaire quand le moral n’était pas au mieux. Tu as sûrement été pour beaucoup de séminaristes le petit rayon de soleil, affectueux et discret, qui les a aidés… Quand, dans des années, les prêtres issus du séminaire d’Orléans raconteront leur vie de séminaristes, tels d’anciens combattants, ils diront :

« Et en ce temps-là… il y avait la soeur Marie-Do ! Tout un programme !... »
Chère Marie-Do, tu mérites bien de te reposer un peu dans ta chère Bretagne. Bonne route pour cette nouvelle
Il y a eu beaucoup d’applaudissements quelques anecdotes amusantes exprimées par Marie Dominique, puis nous avons partagé le verre de l’amitié …
Les séminaristes nous ont ensuite invités à rejoindre une salle de conférence pour visionner une vidéo sur la vie de Marie-Dominique durant les dix années, vécues dans différents rôles, entr’autres : elle pouvait être «la mascotte», «la diva», «la Margaret Thatcher», tout ceci exprimé avec beaucoup d’humour. Marie-Dominique savait ajouter sa petite note personnelle. Tous appréciaient sa présence, ses repas de week-end qu’elle savait améliorer, et ses bonnes crêpes bretonnes.
étape de ta vie et encore très grand merci pour tout ce que tu as apporté à chacun et à tous au séminaire d’Orléans. »




Marie-Dominique, du fait de son passé d’aide soignante, a aussi joué un rôle important et sécurisant près des séminaristes.
Nous avons continué la fête autour du repas festif dans la détente.

Nous étions très heureuses de partager avec Marie-Dominique ce moment fort, de constater la reconnaissance par le séminaire de son dévouement désintéressé, et qu’elle était reconnue comme religieuse de Notre Dame de Charité.

Solange Pelhâte et Odile Bourdais










miércoles, 12 de junio de 2013

Saint Jean Eudes et Marie des Vallées à Coutances,

Dans le parcours de l’histoire de la cathédrale de Coutances, qui nous  avait rassemblés en 20091  une étape particulière m’avait semblé digne de retenir notre attention : la rencontre au beau milieu du XVII° siècle de
deux grandes figures spirituelles de Normandie, deux figures qui ont marqué aussi bien la ville que le diocèse de Coutances, je veux parler de Marie des Vallées, la « sainte de Coutances » et saint Jean Eudes. Leurs rencontres se situent ici de 1641, jusqu’à la mort de la Sœur Marie en 1656. Un historien contemporain, spécialiste de Bossuet et de Fénelon, Jacques Le Brun écrit à ce propos :
« Il a souvent été remarqué que les mystiques et les spirituels catholiques de l’époque moderne constituaient avec ceux qui les dirigeaient des sortes de « couples » aux fonctions différenciées : la femme mystique vivrait une expérience que son directeur spirituel, un clerc, un homme possédant un statut officiel dans l’institution ecclésiastique, jugerait selon les principes de la théologie et les règles de la discipline de l’Eglise ; lui-même, dépourvu de l’expérience mystique, exercerait un rôle de contrôle et d’autorisation, souvent fasciné par les phénomènes dont il serait le témoin ou méfiant devant des discours ou des actes que la doctrine ne lui donnerait les moyens d’apprécier qu’approximativement ; deux discours s’élaboreraient ainsi, celui de la mystique autorisé par une expérience irréductible, celui du maître ou du docteur autorisé par la science théologique et les enseignements de la tradition. Ainsi François de Sales et Jeanne de Chantal, Olier et Agnès de Langeac, Jean Eudes et Marie des Vallées, Bossuet et Mme Cornuau, Fénelon et Mme Guyon, et bien d’autres moins connus, formeraient des couples inégaux dans lesquels, pour reprendre une terminologie dionysienne encore vivante au XVII° siècle, une hiérarchie d’inspiration et une hiérarchie de juridiction s’articuleraient entre elles, l’apparente supériorité institutionnelle de la seconde recouvrant la réelle supériorité de la première dans l’ordre de l’effusion de l’Esprit. Il y a là un schéma devenu pour l’historien un lieu commun, comme si le retournement ou la subversion de l’ordre institutionnel constituait une suffisante garantie de fidélité à un ordre originaire ou primitif, à un ordre caché, c’est-à-dire  « mystique ». C’est l’évidence de cette inversion des rôles que nous voudrions ici mettre en question, et cela à propos d’un des exemples les plus connus, celui de Fénelon et de Mme Guyon. Et il nous est apparu que seul l’examen minutieux des textes permettrait une explicitation exacte des rôles de chacun des deux protagonistes (dans l’élaboration de la théorie du pur amour à la fin du XVII° siècle) »2 .  

Le travail accompli par J. Le Brun pour Fénelon et Madame Guyon est à entreprendre aujourd’hui, avec les ressources nouvelles, pour l’évaluation des relations entre saint Jean Eudes et Marie des Vallées.


  1 Colloque de Cerisy, La Cathédrale de Coutances, Art et Histoire, Françoise LATY, Pierre BOUET et Gilles DESIRE DIT GOSSET dir., Colloques du Département de la Manche, 4, Orep éditions, Bayeux 2012. 
  2 Jacques LE BRUN, Le Pur Amour, De Platon à Lacan, Ed. du Seuil, Paris 2002, p. 131. 

Le Père Eudes (1601-1680) prêtre de l’Oratoire de Jésus du P. de Bérulle depuis le 20  décembre 1625 avait participé à des missions faites en 1632 dans le diocèse de Coutances3 . « A trente et un ans, le voici engagé dans la vie missionnaire qu’il mènera presque sans discontinuer pendant quarante cinq ans. Il la commence dans ce diocèse de Coutances qui sera le champ privilégié de son ministère : il y donnera quarante huit missions », note son dernier biographe4. En 1641, il revient au diocèse de Coutances, à Remilly puis Landelles. A la fin de sa vie, il écrit dans son journal spirituel, le Memoriale beneficiorum Dei, : « L’an 1641, je fis cinq missions toutes pleines de bénédictions très grandes… La quatrième à Coutances, que M. Le Pileur, grand vicaire de Mgr de Matignon évêque de Coutances procura et défraya…En cette même année 1641, au mois d’août, Dieu me fit une des plus grandes faveurs que j’aie jamais reçues de son infinie bonté, car ce fut en ce temps que j’eus le bonheur de commencer à connaître la sœur Marie des Vallées, par laquelle sa divine majesté m’a fait un très grand nombre de grâces très signalées. Après Dieu, j’ai l’obligation de cette faveur à la Très Sainte Vierge, ma très Honorée Dame et ma très chère Mère, dont je ne pourrais jamais assez la remercier »5. Marie des Vallées, née en 1590 à St Sauveur-Lendelin, a alors cinquante et un ans. Le P. Eudes est de dix ans son cadet. Depuis l’âge de 19 ans elle se considérait – et on la considérait -  comme possédée du démon. « Elle avait de fait un comportement déconcertant, mangeant à peine, se livrant à des gestes spectaculaires, souffrant d’inhibitions incroyables…et en même temps, elle rayonnait une étrange paix, et parlait avec une sagesse jaillie de quelles profondeurs ?», remarque Paul Milcent6. Accueillie dès 1612 par Mgr de Briroy, évêque de Coutances,  logée dans l’aumônerie du manoir épiscopal jouxtant la cathédrale, soumise à des exorcismes, elle devint pour de longues années servante auprès de deux prêtres. En 1641,  l’évêque de Coutances, Léonor de Matignon, désemparé devant le cas de  Marie des Vallées, la confia à Jean Eudes. « Bien qu’elle eût déjà été souvent exorcisée depuis trente ans, par l’ordre des supérieurs je l’exorcisai aussi, en grec »,  précise-t-il7. Surtout il s’entretint longuement avec elle et fit appel à sa prière8 ». Bien d’autres spirituels avaient eu à connaître Marie des Vallées, et assez longtemps avant Jean Eudes : deux jésuites,


3 Charles Berthelot du Chesnay, Les missions de saint Jean Eudes. Contribution à l’histoire des missions en France au XVII° siècle, Paris 1967, p. 250.
4 Paul Milcent, Saint Jean Eudes, Un artisan du renouveau chrétien au XVII° siècle, Histoire, Ed. du Cerf, Paris, 1992, 2° ed., p. 47
5 Œuvres complètes, publiés par J. Dauphin et C. Lebrun, 12 tomes, Vannes  et Paris 1901-1911, ici t. XII, p. 112. Abrégé désormais en O.C., XII, p. 112.
6 Un artisan du renouveau chrétien…, op. cit., p. 98. Du même auteur, la dernière mise au point en 1994 dans « Vallées, Marie des », Dictionnaire de Spiritualité…, t. XVI, col. 207-212.
7 Ms de Québec, f° 7. Cf. infra.
8 P. Milcent, Un artisan du renouveau…, p. 98

le P. Coton en 1625 et le P. Saint Jure, un religieux du tiers-ordre de saint François, le P. Chrysostome de St-Lo, et quelques autres. Depuis plus de quinze ans,  Marie était au service de deux prêtres, dans une maison proche de la cathédrale. Elle allait souvent prier à la Cathédrale, et spécialement à la Chapelle de Notre-Dame du Puits9. Le P. Eudes n’hésita pas à la consulter sur les projets apostoliques qui prendront naissance dans les années suivantes. S’il revient à Saint-Lô pour une mission en septembre octobre 1642, à Saint-Sauveur le Vicomte en juin juillet 1643, « il se rend à   Montmartin-en-Graignes,  avec Marie des Vallées »10. Il passe de nouveau à Coutances en septembre 1643, pour obtenir des lettres tant du vicaire général le Pileur, que de l’évêque, pour la société de prêtres qu’il venait de fonder à Caen. Mais c’est du 15 février au 5 avril 1644 qu’il prêche le Carême à la Cathédrale de Coutances, logeant chez Pierre Potier, l’un des prêtres que sert Marie des Vallées. La prédication d’un carême était, dit-on,  plus lucrative que celle d’une mission. Dans l’éloge que firent du P. Eudes certains ecclésiastiques, on note qu’ils « étaient extrêmement touchés de voir cet homme de Dieu, qui aurait pu par des stations11 lucratives obtenir tout ce qu’il aurait voulu et amasser du bien, passer la meilleure partie de sa vie au pénible travail des missions ». Propos vraisemblables, note Charles Berthelot du Chesnay, quand on sait que le P. Paul Texier, un jésuite, après un Carême à la Cour, reçut trois mille livres…que vers 1671, à Rouen, l’archevêque versait « sur le revenu de son archevêché » pour les stations de la cathédrale, 240 livres au prédicateur de l’avent, et 360 au prédicateur de carême, soit une somme supérieure,  pour ce seul carême, à la portion congrue d’un curé pendant  toute une année12. Ce carême fut  l’occasion de voir Marie des Vallées et « c’était sans doute une des raisons de ce long séjour à Coutances » écrit Paul Milcent13. Est-ce bien sûr ? Nous pourrions ainsi suivre tout au long les quinze dernières années de la vie de Marie  jusqu’à sa mort en 1656, assistée du Père Eudes. 

Or, nous avons l’écho de ces rencontres par deux livres de saint Jean Eudes rédigés, semble-t-il, du vivant même de Marie des Vallées, utilisés par E. Dermenghem, mais n’ayant pas encore fait l’objet d’une édition critique : La vie admirable de Marie des Vallées et les choses prodigieuses qui se sont passées en elle,  en 10 livres, rédigée en 165514, et l’Abrégé



9 C’est le lieu de sa sépulture depuis 1919. 
10 Charles BERTHELOT DU CHESNAY, Les missions de saint Jean Eudes. Op. cit, offre aux pp. 247-300 une chronologie très détaillée de la vie de saint Jean Eudes. Ici, p. 257. 
11  Entendons par stations, la prédication de l’avent ou du carême.
12  Charles BERTHELOT DU CHESNAY, Les missions de saint Jean Eudes.  Op.cit.,  p. 26-27. 
13  Paul MILCENT, Un artisan du renouveau chrétien…, Op. cit.,  p. 147.
14  La copie la plus authentique est le fameux manuscrit de Québec, cf. infra. 

de la vie et de l’état de Marie des Vallées…, ms 68 de la bibliothèque municipale de Cherbourg15. Gaston de Renty a laissé lui aussi son propre témoignage : Mémoire d’une admirable conduite de Dieu sur une âme particulière appelée Marie des Vallées, ms 3177 de la bibliothèque Mazarine.
Il n’est pas question de reprendre ici tout le dossier de ces rencontres et de l’influence de Marie des Vallées sur Jean Eudes. Il a fait l’objet d’appréciations polémiques du vivant même de saint Jean Eudes et bien après. Dès 1660, éconduit de la chapelle des Ursulines de Caen, proche de l’Ermitage peu après la mort de Jean de Bernières, Charles du Four publia un Mémoire pour faire connaître l’esprit et la conduite de la compagnie établie dans la ville de Caen, appelée l’Ermitage,  où le P. Eudes était mis en cause. Bien plus, en 1674 le même du Four publia sous le couvert de l’anonymat une Lettre à un  Docteur de Sorbonne… sur le sujet de plusieurs écrits composés de la vie et de l’état de Marie des Vallées du diocèse de Coutances. « Jean Eudes y était directement attaqué et présenté comme un visionnaire dangereux, coupable de « treize hérésies ». Confondant le souvenir de Marie des Vallées et la vénération du Cœur de Marie, on affirmait que le P. Eudes faisait rendre à la voyante de Coutances un culte liturgique comme à un « messie femelle »… Elle est devenue une personne divine qu’on doit adorer […] et qui aura ses apôtres, ses disciples, ses évangélistes…Des accusations tellement démesurées que l’on s’étonne des remous que provoquèrent ces énormités », remarque Paul Milcent16. Le P. Eudes y fait lui-même allusion dans une lettre de janvier 1675 : 
« C’est une chose étrange de dire et de croire que des prêtres, qui font profession de vivre en la crainte de Dieu, soient si aveugles, si insensés, et dans une impiété si détestable, que de dire des prières et des salutations, de faire un office particulier, et de célébrer des messes et des fêtes pour honorer le cœur d’une pauvre fille morte depuis dix ans17, qui n’est ni canonisée, ni béatifiée, ni quoi que ce soit. Ne voit-on pas que toutes les paroles de la salutation18, toutes les antiennes, répons et hymnes, et les leçons de l’office et de la Messe s’adressent au Cœur de la sainte Vierge ?
C’est une calomnie très fausse et très noire, que cette bonne fille fût sorcière, et qu’elle ait été condamnée comme telle par arrêt du Parlement. 
Toutes les autres choses qui sont dans votre lettre sont aussi très fausses, dont on a farci un libelle diffamatoire qu’on a fait contre moi, qui est plein de choses



15 Une édition sobrement annotée des textes de saint Jean Eudes concernant Marie des Vallées vient de paraître : La vie admirable de Marie des Vallées et son abrégé, rédigés par saint Jean Eudes, suivis des conseils d’une grande servante de Dieu, Textes présentés et édités par Dominique TRONC et Joseph RACAPE, cjm, « Sources Mystiques », Centre Saint-Jean-de-le-Croix,  Mers-sur-Indre 2013,  696 p. 
16 Un artisan du renouveau chrétien, Op. cit.,  p. 490. 
17 L’annaliste observe qu’il y a là une erreur ; il y avait, en effet, près de 20 ans que Marie des Vallées était décédée. Sur quoi le bon P. Costil ajoute que la lettre qu’on lui avait envoyée n’était pas de la main du P. Eudes. Ce n’était sans doute qu’une copie, ce qui explique l’erreur commise. 
18 Ave Maria, Filia Dei Patris, disent les Annales, dans une parenthèse explicative

tirées des écrits que j’ai faits de la vie de cette bonne fille. Mais on en a usé comme les huguenots font des livres qui se font par les catholiques sur les points controversés, prenant seulement les objections, et laissant les réponses à part. Ainsi l’auteur de ce libelle a pris ce qu’il y a de  difficile et qui peut choquer, dans la lecture de ces écrits  touchant la Sœur Marie, sans y ajouter les éclaircissements que j’y ai donnés. Outre cela, il a encore inséré plusieurs choses ridicules, qu’il a prises en d’autres écrits que je n’ai pas faits… »19 

« Les paroles… s’adressent au Cœur de la Sainte Vierge. Nous voulons donc maintenant centrer notre propos sur la maturation de la prière liturgique dédiée au Cœur de Marie à Coutances, et la participation de Marie des Vallées à ce cheminement du P. Eudes20, ce qui aurait pu donner matière aux confusions dénoncées par Charles du Four et réfutées par la lettre du P. Eudes. A l’occasion d’échanges et de controverses jusqu’au milieu du XX° siècle, cette question a été beaucoup étudiée, et pas seulement par des auteurs eudistes21. Dans son premier manuel de vie chrétienne publiée en 1637, la même année que Le Cid  de Pierre Corneille, La Vie et le Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes, le P. Eudes n’emploie pas encore le langage du Cœur. La vie chrétienne, c’est répondre au « désir qu’a Jésus de nous faire participer à ses vertus, états et mystères, pour Le former en nous, comme Marie a le pouvoir de le former  en nous. Or cette entreprise suppose l’amour du Seigneur et de sa Mère sollicitant notre réponse d’amour et la rendant possible »22.  Est-il possible de faire pour Coutances la recherche conduite pour Evreux par Nicolas Trotin23 ? C’est-à-dire de faire appel aux lumières croisées de l’histoire liturgique et de l’euchologie entendue à la fois comme la science des prières et des lois qui gouvernent leur formulation et comme l’ensemble des prières contenues dans un formulaire liturgique. L’ouvrage de référence est ici le vol. IX des Œuvres complètes qui contient les Offices dressés en l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, de sa Très Sainte Mère…etc.  L’office du Saint Cœur de Marie  a droit à une copieuse introduction (p. 147-163), et aux textes de la fête et de son octave (p. 251-317).



19 O.C., t. IX, p. 112-113. 
20 Cf. La vie admirable…, ed. D. TRONC-J. RACAPE,  p. 379-381
21 Parmi ces derniers, notons particulièrement Jacques ARRAGAIN, La dévotion eudiste au Saint Cœur de Marie dans la spiritualité de l’Ecole Française, Le saint Cœur de Marie, Cahiers Eudistes de Notre Vie 2, Paris 1948, p. 41-65 ; Le Cœur du Seigneur, Ed. La Colombe, Paris 1956 ; Saint Jean Eudes et le Cœur du Christ,  dans R. DARRICAU – B. PEYROUS, Sainte Marguerite Marie et le message de Paray-le-Monial, Desclée, Paris 1993, p. 133-169 ; La spiritualité eudiste du Cœur du Christ, ses intuitions théologiques, sa pertinence, Ed. de l’Emmanuel, Paris 1998, p. 17-35, et un théologien trop tôt disparu, Joseph CAILLOT (1948-2003), Saint Jean Eudes, un itinéraire spirituel vers le Cœur de Jésus, La Spiritualité du Cœur du Christ, une dynamique de vie face aux défis de demain, Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, La Salle de Vihiers, 1996, p. 35-56. Pour une vision d’ensemble, voir Edouard GLOTIN, La Bible du Cœur de Jésus,  Préface du cardinal C. Schönborn, Presses de la Renaissance, Paris 2007, spéc. p. 523-556. 
22J. ARRAGAIN, La spiritualité eudiste…, art.cit., p. 18-19. 
23Nicolas TROTIN, Un mémorial des missions ébroïciennes de saint Jean Eudes : l’office du Cœur de Marie (1667), Connaissance de l’Eure, n° 154, 2009, p. 27-38. 

Pour célébrer le tricentenaire de la première célébration publique à Autun le 8 février 1648, Henri Macé a fait le bilan des formulaires des messes en trois siècles24. Grâce à l’obligeance et la serviabilité de M. Yves Le Petit, les recherches conduites tant à la bibliothèque diocésaine de Coutances qu’aux Archives départementales de La Manche à St-Lo, ont pu établir les données suivantes :

-    Le Missel imprimé à Paris sous l’autorité de l’évêque de Coutances Charles –François Loménie de Brienne en 1677 et conservé à St-Lo ne comporte pas de messes du Saint-Cœur de Marie. Trente ans après la célébration d’Autun ; mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas eu des feuillets volants, comme à Evreux.

-    Le Graduel de Coutances, imprimé à Cherbourg en 1687 comprend les textes eudistes le 8 février. (OC, XI, 312-317) y compris la séquence Laetabunda canant pie. Il est conservé à la bibliothèque diocésaine de Coutances, fonds ancien, cote A 1855. .Le privilège royal concédé le 14 février 1677 à l’évêque de Coutances est reproduit et concédé à l’imprimeur en 1683. « Achevé d’imprimer le 1 février 1687 ».

-    Les mêmes textes eudistes sont attestés par le Missel promulgué par Mgr Gouyon de Matignon en 1729 et imprimé à Coutances (BN, B 235 ; Bibliothèque diocésaine de Coutances C 255) et figurent à la fin du missel « entre les proses ad libitum et les chants des deux Passions ».

-    Les textes eudistes sont encore attestés « le dernier dimanche après l’épiphanie » dans le Paroissien romain… à l’usage du diocèse de Coutances et Avranches de 1895, sous l’épiscopat de Mgr Abel-Anastase Germain25. Ces textes proviennent sans doute de l’office approuvé en 1855 par la Congrégation des Rites. Avant cette date, l’autorisation de célébrer une messe du Saint Cœur de Marie était donnée en utilisant les formulaires de la messe de Notre-Dame des Neiges26.

-    Trente ans plus tard, le Paroissien latin-français selon le rite romain avec les offices propres au diocèse de Coutances27porte la fête du Très Pur Cœur de Marie, double de 2° classe, au lendemain de la fête du Sacré-Cœur aux pp. 489-495.


24 Henri MACE, La liturgie du Cœur de Marie, Le saint Cœur de Marie dans la spiritualité eudiste , Cahiers Eudistes de Notre Vie 2, Paris 1948, p. 75-83
25 Ch. Daireaux, Imprimeur-Libraire, 948 p. + 1*-194* comprenant les communs. 
26 Cf. L. BARBE, Catholicisme,  2, col. 1285. 
27 Publié par l’Imprimerie Notre-Dame « par ordre de Mgr Théophile-Marie Louvard », 1933 (la table des temps et fêtes mobiles couvre la période 1934-1952). 

-    En 1944 Pie XII institua la fête du Cœur de Marie le 22 août, dans l’octave de l’Assomption. Revenue en 1969 au lendemain de la fête du Sacré-Cœur comme mémoire facultative, elle bénéficie désormais du statut de mémoire obligatoire depuis le 1° janvier 1996. 
Ce petit parcours demande un commentaire : nous nous en sommes tenus aux textes utilisésTomado de: http://politicasculturalesblog.files.wordpress.com/2010/12/libro_lectura1.jpg par les missels diocésains de Coutances, pour constater qu’à la fin du XVII° siècle les textes eudistes étaient attestés dans la prière officielle du diocèse ; Or nous savons que dès 1643 – deux ans après la première rencontre avec Marie des Vallées, dans la communauté de ses compagnons, sans doute le 20 octobre est célébrée une fête du Cœur de Jésus et Marie28. En 1646, on peut lire dans le journal d’un des premiers eudistes, M. Finel : « Le samedi, vingtième jour d’octobre, jour et fête du Très Saint Cœur de Marie, à Lion-sur-mer proche de La Délivrande… »29. La première célébration publique aura lieu le 8 février 1648 à Autun, au terme des exercices de  la mission qu’il venait de prêcher. Et en 1670, le 20 octobre deviendra la solennité du Divin Cœur de Jésus. C’est bien cet itinéraire que le titre de « père, docteur, et apôtre du culte liturgiques des SS. Cœurs de Jésus et Marie », décerné  par Léon XIII et Pie X sanctionne. 

Il est temps de conclure. En 1950 Emile Dermenghem écrivait : 
« Ce qui est moins facile à préciser (dans l’institution de la fête du Sacré-Cœur), c’est sous quelles influences et quelles inspirations agit sans Jean Eudes, non sine divino afflatu,  dit le bref du 6 janvier 1903. S’agirait-il des révélations de Marie des Vallées, la sainte de Coutances, dont il fit la connaissance en 1641, et qui eut sur lui une incontestable influence, inspiratrice ou catalysatrice. Des auteurs, comme le P. Le Doré, pensent que le rôle de Marie des Vallées à cet égard fut capital et décisif. D’autres comme Adam, Boulay, l’éditeur des Œuvres Complètes du P. Eudes (= C. Lebrun], le jugent important ; la tendance actuelle des écrivains eudistes semble de le réduire et de laisser les initiatives au saint. J’avais moi-même penché pour le premier point de vue. Je dois reconnaître que les preuves mathématiques font défaut. Peut-être même convient-il  que les choses ne soient pas absolument éclaircies ; peut-être même est-il impossible de discerner dans une collaboration spirituelle ce qui appartient en propre à telle ou telle individualité, vu qu’en ce domaine ce qu’a de mieux a faire l’individualité est de disparaître aussi complètement que possible. Il n’en reste pas moins un faisceau de présomptions qui portent à croire que le rôle de Marie des Vallées fut considérable et les choses s’expliquent mieux en le soulignant qu’en le minimisant »30. 


Peut-on qualifier d’inspiration divine la communication de Marie des Vallées ?

28 J. MARTINE, Vie du P. Eudes, livre 8, n. 35
29 Annales, livre 2, note 29. Cf. OC ; XI, 148-149. 
30 Le Cœur, Etudes Carmélitaines, Paris 1950, DDB, p. 225


Les écrivains contemporains qui se sont intéressés à notre héroïne me semblent avoir un jugement équilibré. Je voudrais terminer en citant l’un des derniers, Claude Louis-Combet dans un texte écrit en 2000 et repris en 2008 :
« Avec la rencontre du P. Eudes, au fil de l’amitié qui se développe et prend le sens d’une coopération efficace dans les œuvres de la vie, un processus remarquable de libération par la parole se fait jour chez Marie. En présence de ce tiers attentif, réceptif, chaleureux, respectueux, Marie est amenée à remonter dans son histoire, à ranimer ses souvenirs, à revivre ses expériences anciennes. Elle s’applique à discerner dans la nébuleuse de tous les mots, ce qui est d’elle-même, ce qui vient de Dieu, ce qui est suggestion de l’enfer. Elle trie, elle décante, ellerassemble et elle écarte, elle se repère, elle se construit »31 
« Pendant les quinze dernières années de sa vie, sous la conduite et dans l’affection du P. Eudes, Marie apprend à se reconnaître, non pour reconquérir son territoire d’amour-propre, mais pour apprécier à quel point l’amour de Dieu l’a ruinée, saccagée, anéantie – lui accordant toutefois pour signe de reconnaissance en  ce bas-monde, de peser de son poids modeste mais sensible sur les entreprises spirituelles de son temps dans son minuscule canton de Normandie. C’est ainsi qu’elle n’a pas échappée à l’histoire »32. 
Revenant sur le début des relations entre saint Jean Eudes et Marie des Vallées, Claude Louis-Combet écrit : 
En 1641 « Marie avait cinquante et un ans et Jean Eudes quarante. La relation s’établit d’emblée, ne cessa de s’approfondir jusqu’à la mort de Marie en 1656 et eut, pour chacun d’eux, une importance absolument essentielle, décisive pour les personnes, fondamentale pour le sens de leur expérience. Le prêtre inquiet et indécis trouva la certitude de ses objectifs et la force de les accomplir jusqu’au bout. La femme, le plus souvent prostrée dans le silence et proie, au fond d’elle-même, de voix discordantes, découvrir, par l’opération soutenue du dialogue et de la confidence,  le chemin de son unité intérieure. Chacun éclairait l’autre de la plus lumineuse façon : Marie montrant à Jean Eudes les directions que devait prendre son action, le prêtre amenant la femme à la conscience de ce qu’elle était et à l’assurance dans la paix de l’âme. La guérison ne vint pas de l’exorcisme, mais de l’amitié »33Ce sera notre conclusion. Je vous remercie de votre patience. 

Daniel DORE, cjm.


31 Claude LOUIS-COMBET, Des égarées. Portraits de femmes mystiques du XVII° siècle français, Grenoble, Jérôme Million 2008, p. 57
32 Ibidem,  p. 58
33 Ibidem, p. 55

Marie des Vallées. 
 Présentation.


Au cœur de la grande guerre, en 1916 deux brefs articles intitulés « Marie des Vallées, la sainte de Coutances (1590-1656) » appelait l’attention des lecteurs de la semaine religieuse de ce diocèse. En une douzaine de pages, le chanoine Lelièvre retraçait  la vie et le portrait spirituel  de la mystique, sans taire toutefois les oppositions rencontrées et  concluait ainsi sonpanégyrique : « les fils du bienheureux Jean Eudes ne doivent-ils pas à leur Père de ressusciter le souvenir de l’auxiliaire vénérable que la Providence lui fournit ? Les diocésains de Coutances  ne s’empresseraient-ils pas de contribuer à la glorification de la prédestinée qui  leur a procuré l’honneur insigne des premières manifestations du Très Pur Cœur de Marie et du Divin Cœur de Jésus ». (SRCA, 1916, 700)

Trois ans plus tard la même publication annonçait l’exhumation de Marie des Vallées de la chapelle du Séminaire devenue « chapelle du Lycée, avec une destination toute privée et toute spéciale » et sa nouvelle inhumation à la Cathédrale : « C’est sous l’arcade de la cathédrale qui sépare la chapelle du Puits et celle du Sacré-Cœur que Monseigneur a fixé l’emplacement de la nouvelle tombe de Marie des Vallées » (SRCA, 1919, p. 408-409 et 637-638). 

Or la publication des Œuvres Complètes  (1901-1911)  de saint Jean Eudes, mise en œuvre à l’occasion des procès de béatification et canonisation à laissé de côté pour diverses raisons un  de ses écrits connus mais jamais édités : la vie admirable de Marie des Vallées et des choses admirables qui se sont passées en elle.  Sans doute parce que l’établissement du texte pose encore aujourd’hui à la critique des questions non résolues. En effet, écrit P. Milcent, « on n’a plus le texte intégral de cet ouvrage ». (op. cit., p. 152, note 12). Certes, le P. Ange Le Doré, supérieur général venait de rapporter de Québec un  manuscrit sans doute emporté trois siècles auparavant par Mgr de Montmorency-Laval ; Mais nous n’avons là « que de très larges extraits des dix premiers livres, selon une première rédaction que Jean Eudes a remaniée par la suite ». 

Pour marquer le centenaire de l’édition des Œuvres Complètes  de saint Jean Eudes, il a paru bon de procurer une édition annotée des textes émanant de saint Jean Eudes et de ses amis concernant Marie des Vallées. A la suite du chanoine Lelièvre et d’Emile Dermenghem, les fils de saint Jean Eudes, Charles Lebrun, Charles Berthelot du Chesnay, Jacques Arragain et Paul Milcent n’ont pas délaissé Marie des Vallées. Grâce à eux et quelques autres, elle a sa place dans les grands dictionnaires comme l’Encyclopaedia Universalis (Thesaurus, LR, 2186-2187), le Dictionnaire de Spiritualité ascétique et mystique ( t. XVI, 1992, 207-212, ou Catholicisme (VIII, 655-656 ; XVII, Tables, 196). Elle mérite mieux que d’être classée trop rapidement dans l’ésotérisme. 


Editeur d’un certain nombre de textes mystiques du XVII° siècle, parmi lesquels Jean de Bernières et Jacques Bertot parmi les normands, Fénélon et Madame Guyon,  Monsieur Dominique Tronc a bien voulu se charger de transcrire le manuscrit de Québec, en se fiant à la copie du chanoine Lelièvre. Il s’est avéré que le chanoine travaillait sur des copies de seconde main, et donc que son  œuvre était trop fautive. Avec l’aide du père Joseph Racapé, archiviste de la Congrégation, l’ensemble a été repris sur le manuscrit lui-même et annoté le plus soigneusement possible. L’édition nouvelle comprend donc : 
-    La vie admirable de Marie des Vallées et des choses prodigieuses qui se sont passées en elle, selon le manuscrit dit de Québec. p. 33-574
-    L’Abrégé de la vie et de l’état de Marie des  Vallées, selon les manuscrits 68 de la B.M. de Cherbourg, le ms Hohendorf[f] 6980 de la BN de Vienne,  (Autriche), p. 575-643
-    Les conseils d’une grande servante de Dieu,  p.645-663, publié dans un recueil mystique : Le Directeur mystique ou les œuvres spirituelles de Monsr.Bertot, ami intime de feu Mr de Bernières &directeur de Mad. Guion…, 4 vol.,  A Cologne [Amsterdam], 1725, ici vol. II, p. 406-430. 
L’accès aux textes permettra  aux spirituels, aux historiens et aux théologiens  de reprendre à nouveaux frais l’étrange destinée de Marie des Vallées et de mieux cerner la figure de la « sainte de Coutances » au milieu de tant de personnages spirituels de tout premier plan aussi bien dans le milieu normand que dans les premiers pas de l’Eglise au Canada. 


DANIEL DORE, CJM




Bibliographie sélective

I.    – Manuscrits

a)    aux Archives des Eudistes

 Manuscrit de Québec (désigné ici par Q), copie partielle ; première rédaction de la Vie admirable de Marie des Vallées  (en 10 livres sur 12) rédigée par Jean Eudes en 1655.

b)    A la Bibliothèque Nationale  de Paris.

- ms 11.942, 11.943, 11,944 : ample résumé de la rédaction définitive de la Vie admirable … (en 12 livres), fait par un moine de l’abbaye de Barbery, adversaire de Jean Eudes.

- ms 11.949 : Observations de M. Le Pileur (favorable) sur Marie des Vallées.
- ms 11.950 : copie partielle de la rédaction définitive de la Vie admirable…(en 12 livres) par une main amie.
-  Ms 14.562 et 14.563 : Mémoire de M. de Launay-Hue, en faveur du P. Eudes

c)    A la Bibliothèque Mazarine.

Ms 3177, Mémoire d’une admirable conduite de Dieu…, dit Manuscrit Renty et dont la première partie semble avoir été rédigée par Gaston de Renty.

d)    A la Bibliothèque municipale de Cherbourg.

Ms 68 ; Abrégé de la vie et de l’état de Marie des Vallées… dit manuscrit de Cherbourg. [Réflexion théologique du P. Eudes]

e)    A la Bibliothèque Nationale de Vienne (Autriche) :

Abrégé de la vie et état de Marie des Vallées. [Réflexion théologique du P. Eudes]. Ms Hohendorff 6980.

II – Sources Imprimées.

-    Jean-Louis ADAM,  Le Mysticisme à la Renaissance, ou Marie des Vallées, dite la Sainte de Coutances,  Paris, Poussielgue, 1894, 409 p. 
-    Henri BREMOND, Histoire littéraire du sentiment religieux…, Paris, Bloud et Gay, 1920, p. 602-628. 
-    Emile DERMENGHEM, La vie admirable et les révélations de Marie des Vallées, d’après des textes inédits. Paris, Plon, 1926, 326 p. 
-    Emile DERMENGHEM, RHEF, 13,  1927,  p. 377-379.    = recension du Saint Jean Eudes… d’E. Georges, et réponse au P. Lebrun, 
-    Emile DERMENGHEM,  Saint Jean Eudes et Marie des Vallées, Le Cœur, Etudes Carmélitaines, Desclée de Brouwer 1950, p. 224-227
-    Charles BERTHELOT DU CHESNAY, « Quelques questions relatives à Marie des Vallées », Notre Vie, 6, 1956-1957,  (janvier-février), p. 7-14. 
-    Irmgard HAUSMANN, Marie des Vallées, Sühnopfer fûr die Zeit der grossen Bekherung, Gröbenzel bei München, 1968, 1971 ; tr. fr. : Marie des Vallées, âme expiatrice pour le temps de la conversion générale,  Résiac, 1992. 
-    Paul MILCENT, « Jean Eudes (saint) », Dictionnaire de Spiritualité, t. 8, col. 488-501. [1974]
-    Jean SEGUY, « D’une jacquerie à une congrégation religieuse. Autour des origines eudistes… »,  Archives des Sciences Sociales des Religions, 52/1, 1981, p.37-67
-    Jean SEGUY, « Millénarisme et « ordres adventistes », Grignion de Montfort et les Apôtres des derniers temps », Archives des Sciences Sociales des religions, 53/1, 1982,  p. 23-48
-    Paul MILCENT, Un artisan du renouveau chrétien au XVII° siècle, saint Jean Eudes,  Paris, Ed. du Cerf, 1985, 589 p.
-    Paul MILCENT, « Vallées, Marie des », Dictionnaire de Spiritualité, t. 16, col. 207-212. [1994].
-    Jean-Noël VUARNET, Le Dieu des femmes,  Paris, L’herne, 1989, p. 29-44.
-    Marikka DEVOUCOUX, L’œuvre de Dieu en Marie des Vallées, F.-X. de Guibert-ŒIL, Paris 2000, 400 p. [cf. H. Macé,  Cahiers Eudistes 21, 2002, p. 227-236]. 
-    Pierre DAUGUET, Marie des Vallées (1590-1656), Vie Eudiste, 58, 2006, p. 52-56.  
-    Claude LOUIS-COMBET, Des Egarées. Portraits de femmes mystiques du XVII° siècle français, Grenoble, Jérome Million, 2008,  208 p. spéc. p. 33-59. 
-    Antoinette GIMARET, « La réception ambiguë d’une figure mystique au XVIIe siècle : le « cas » Marie des Vallées », Revue de l’histoire des religions, 3 | 2012, 375-402.
-    [JEAN EUDES (saint)], La vie admirable de Marie des Vallées et son Abrégé, rédigés par saint Jean Eudes, suivis des Conseils d’une grande servante de Dieu, Textes présentés et édités par Dominique TRONC et Joseph RACAPE, cjm, Sources Mystiques, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, Mers-sur-Indre, 2013, 696 p.


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